lundi 18 mai 2015

Bol d'air

Samedi matin, départ en famille (à l'exception de Benoît qui révise) à bicyclette, pour la traversée de Shivapuri, la montagne, pardon la collinette, qui ferme la vallée au Nord. Deux jours, un plein WE et un grand bol d'air.

Hugues et Patrick se coltinent la grande montée qui permet de rejoindre Kakani quand Luc et moi prenons un minibus (au tarif prohibitif). Comme partout des maisons écroulées, des maisons debout, des façades lézardées et des travaux des champs. L'activité reprend.

Le plus impressionnant : un hôtel penché, très penché - au moins 20° -, les chambres ont une sortie directe et sans rambarde sur un amas de débris.Étonnant qu'il soit encore debout.

Sur le parcours de vélo lui-même, quelques arbres tombés, quelques éboulements, quelques maisons en ruine... mais pas tant que cela. C'est un endroit très sauvage.


La preuve, j'y étais.

Attente sous un caillou de la fin de l'orage.

L'arbre est tombé.

Petit éboulement

Gros éboulement
 Hugues trouve un magnifique emplacement de camping. Nos critères de choix ont changé. Ce n'est pas la vue qui importe mais qu'il soit SAFE ! Et là, c'est le cas : à l'écart des parois, dans la verdure, pas escarpé (à part l'accès).

Luc installe son hamac, il ne sentira pas la microsecousse de 17h00 et s'en étonnera.
Accès au campement.

De l'eau pour le dîner


feu de camp

Luc en son hamac

Deux tentes de bivouac, les autres ont été prêtées.

Le lendemain, mauvaise blague. Luc se ressent d'une chute sur dérailleur la veille. La douleur ira en s'amplifiant jusqu'aux pleurs en pédalant. Mauvais caramel. Nous sommes très engagés mais encore loin de l'arrivée.

Et pas de véhicule de rapatriement possible. On image déjà l'en....ade par Catherine donc, surtout, ne pas l'appeler. Nous sommes encore à plus d'une heure de Chisapani près d'un camp militaire. Les militaires nous renseignent et surtout nous apportent leur trousse de secours : un petit sac en tissu avec des médicaments en vrac, sans notice et une pauvre bande. En farfouillant, nous trouvons de l’ibuprofène (pub gratuite, merci qui ?). On shoote Luc et demi-tour.

Il faudra encore 4 à 5 h de vélo pour rejoindre la maison. Le médicament joue à fond. Heureusement. Patrick a essayé de porter Luc et nous de pousser deux vélos chacun. On a tenu 50m.

Le soir, Luc est couché à 8h, moi à 8h30. C'est fatigant le vélo.

Une belle piste en sous bois.

Crevaison.

Luc quand s'en allait encore.

Là, il pleure à chaque pas. ça ne va plus du tout.
Le camp militaire, paumé non ?

Un de leur bâtiment est tombé.


Tentes à l'entrée de KTM

Je referai un autre post cet après-midi pour les nouvelles sur le tremblement de terre. Là je dois aller régler les dettes de Yves. J'avais oublié de le faire avant.




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